Interprète au Centre chorégraphique du Havre, Emmanuelle Vo-Dinh crée la compagnie Sui Generis en 1998. Si l’écriture des débuts inscrit un corps figuratif qui privilégie la singularité de chaque interprète, la chorégraphe aborde progressivement un travail plus abstrait, par le biais de thématiques comme la neurologie ou la psychiatrie.
Avec Décompositions (2003), Emmanuelle Vo-Dinh amorce un cycle de pièces autour du principe de répétition. Plus abstrait et contemplatif, ce travail engendre des pièces au caractère hypnotique. La chorégraphe associe également régulièrement d’autres disciplines, à travers des collaborations artistiques suivies (la compositrice Zeena Parkins, le plasticien Laurent Pariente ou l’écrivain Frédéric-Yves Jeannet).
Depuis 2007, Emmanuelle Vo-Dinh se penche sur l’écriture musicale de ses pièces, explorant aussi l’histoire de la peinture. Aujourd’hui, la chorégraphe privilégie une écriture qui questionne la figuration dans l’abstraction, et place l’interprète au coeur du processus d’écriture. Emmanuelle Vo-Dinh mène également un travail pédagogique auprès de différents publics (étudiants, enseignants, danseurs professionnels...) au sein de stages, conférences ou répétitions publiques ainsi qu’à travers de véritables créations conçues spécifiquement pour des danseurs amateurs, telles que Rainbow. La compagnie Sui Generis est installée à Rennes depuis 2004, où elle est en résidence au Triangle.

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