S’inspirant du film Le magicien d’Oz et de la chanson Somewhere over the rainbow, Emmanuelle Vo-Dinh et David Monceau se sont imprégnés d’un onirisme propre aux films d’après guerre comme La belle et la bête de Jean Cocteau, pour imaginer un cabaret déambulatoire en plusieurs séquences. En créant des danses qui ne font apparaître qu’une partie du corps (jambes, bras, visages...), les chorégraphes ont privilégié une écriture chorégraphique exigeante, mais ne nécessitant aucune capacité physique particulière.
Pensé sous forme de séquences, Rainbow s’articule ainsi en une succession de saynètes qui explorent toutes les possibilités d’un corps fragmenté, sous l’angle de l’onirisme. A l’invitation d’une fillette, véritable fil dramaturgique du spectacle, les spectateurs déambulent d’une séquence à l’autre, dans des espaces différents.

